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SupermanSuite à mon précédent billet sur la nécessité d’une stratégie claire, j’ai attaqué la première partie de mon business plan : la définition de la mission de mon entreprise. Je me suis beaucoup appuyé sur le livre Le business plan pour les nuls que je vous présentais hier. Voici en gros ce que j’en ai retenu, ainsi que de la lecture d’un bon article trouvé sur le web : Misez sur la mission.

La mission d’entreprise est une phrase ou un paragraphe court (50 mots max) qui sert à « communiquer la raison d’être de votre activité aux gens qui sont à l’intérieur comme à l’extérieur de l’organisation ». Elle permet donc à tous de savoir qui est l’entreprise, et donne les valeurs clés de son état d’esprit. Le personnel de l’entreprise peut quand à lui s’identifier aux valeurs qui transpirent de cette mission et s’y référer pour la prise de décision. Elle peut également stimuler les équipes internes par une formulation enthousiaste et motivante.

Mais comment la rédiger ? Certains conseillent de la rédiger en concertation avec les forces vives de l’entreprise. Pour ma part je pense qu’elle doit être écrite exclusivement par le créateur, ou les associés fondateurs. La mission d’entreprise doit transpirer les valeurs du ou des entrepreneurs qui ont créé la société, elle doit être à leur image. Néanmoins, pour être pertinente, elle doit à mon sens contenir certains éléments :

  • des informations sur le marché : entreprises ? particuliers ? collectivité ? international ? local ?
  • une idée plus ou moins précise selon les cas des produits et services proposés par l’entreprise
  • un ou des éléments différenciateurs, la spécificité de l’entreprise face à toutes les autres
  • une idée des valeurs humaines au sein de l’entreprise (ça me semble important et souvent négligé)

Le style rédactionnel joue également un grand rôle dans la pertinence et le ressenti de la mission de l’entreprise par les lecteurs. Je pense qu’il doit être synthétique, clair, optimiste et décidé. Pas facile de faire ressortir tout cela dans une simple phrase ! C’est toute la difficulté de cette partie du business plan :-)

Lorsque je me suis attelé à la rédaction de la mission de Skalpel, j’ai très vite ressenti le besoin d’avoir d’autres exemples concrets que ceux présentés dans l’ouvrage précité. Aussi, j’ai passé pas mal de temps sur les sites web d’entreprises pour voir ce qu’ils avaient défini comme étant leur mission.

Voici quelques une des plus connues d’entre elles :

  • Google : Google a pour mission d’organiser à l’échelle mondiale les informations dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous.
  • Microsoft : La mission de Microsoft est de mettre son expertise, sa capacité d’innovation et la passion qui l’anime au service des projets, des ambitions et de la créativité de ses clients, afin de faire de la technologie leur meilleure alliée dans l’expression de leur potentiel.
  • Visilab : Améliorer la qualité et le confort de vision de toutes les personnes qui ont besoin d’une correction ou d’une protection visuelle en leur proposant une solution sur mesure, rapide et de qualité basée sur l’analyse de leurs besoins.
  • Total : Total est un Groupe énergétique international dont la mission est de satisfaire durablement, par l’innovation et l’action, les besoins des hommes en énergies.
  • Novartis : Notre mission consiste à apporter des médicaments destinés à prévenir et à traiter les maladies, à soulager la souffrance des personnes malades et à améliorer leur qualité de vie.

Dans un premier temps, j’ai commencé à prendre des petits bouts de chacune des missions des autres sociétés que je trouvais intéressantes, pour les mettre bout à bout … au final j’ai obtenu quelque chose de « respectable » mais qui, au fond, ne me correspondait pas. Arrivé à ce stade, j’avais la sensation de tourner en rond. J’ai donc tout supprimé de mon document word, et je me suis forcé à écrire ce qui me tenait à coeur pour mon entreprise … et je suis arrivé à un résultat qui me convient parfaitement. Je ne dis pas que j’ai trouvé LA formulation ultime, mais j’ai trouvé celle qui me correspond, et qui me motive.

Voici la définition à laquelle je suis arrivé pour Skalpel :

Skalpel a pour mission d’assurer aux organisations le succès de leur présence sur Internet grâce à des technologies et des méthodes innovantes ; tout en étant une entreprise aux valeurs éthiques reconnues dans le monde entier.

Elle va certainement en faire sourire quelques uns ;-) Néanmoins, chaque mot qui la compose véhicule quelque chose d’important à mes yeux :

  • « assurer » : qui d’autre que nous, professionnels et passionnés du web, peut aider nos clients à réussir leur présence en ligne ? Dans ce mot il y a une notion de confiance qui me plait énormément. Le fait que le client puisse se reposer sur nous, être totalement sûr que son projet sera une réussite.
  • « aux organisations » : le mot organisations est assez large, mais défini bien la clientèle que nous visons, à savoir les entreprises, les associations, les collectivités … mais pas les particuliers.
  • « le succès » : cela implique la notion de résultat qui est importante pour moi. C’est ce qui doit motiver les recommandations que l’on fait à nos clients, et non pas le montant au bas de la facture … même si il a son importance ;-)
  • « présence sur Internet » : là encore, les mots sont assez vagues et généraux, puisque je ne vois pas forcément Skalpel faire uniquement du site Internet, mais bel et bien aider nos clients à être présents sur tous les terminaux qui utiliseront le web …
  • « technologies et méthodes innovantes » : deux points centraux dans le positionnement Skalpel : être garant des technologies et des méthodes pour que nos clients réussissent leur présence sur la toile, et le côté innovation qui me tient très à coeur …
  • « entreprise aux valeurs éthiques » : autre point important, nous faisons du business, mais je ne veux pas en oublier le côté humain et responsable. Et plus que cela, je souhaite que l’éthique, mot volontairement assez large mais plein de sens, fasse partie de notre culture d’entreprise sur le long terme …
  • « reconnues dans le monde entier » : beaucoup de chose dans ces quelques mots : d’abord ils marquent ma volonté d’être à terme une société tournée vers l’international, mais aussi et surtout que je souhaite que Skalpel soit connue pour ses valeurs « éthiques » … en France et ailleurs. C’est assez ambitieux, mais le challenge est motivant je trouve !

Il m’a fallu 3 soirées de réflexion pour arriver à cette mission d’entreprise, et au final je pense qu’elle correspond à ce que je souhaite faire. Ça n’est pas forcément évident de partager tout cela par écrit, mais j’espère que cela pourra aider des entrepreneurs qui travaillent également à définir leur mission.

La suite au prochain épisode ;-)

Le business plan pour les nulsUn ouvrage qui m’aide beaucoup dans mon travail sur le business plan de Skalpel est Business Plan pour les nuls. J’ai toujours bien aimé la vulgarisation que font les ouvrages de cette collection « pour les nuls », et je dois dire que celui-ci est particulièrement réussi. Je trouve qu’il convient parfaitement à mon niveau de connaissance du monde des affaires et de la gestion d’entreprise. Grâce à lui, j’ai appris et compris beaucoup de choses, et j’ai l’impression de progresser page après page. D’ailleurs j’entame une deuxième lecture de suite …
En clair, je vous le recommande si vous voulez monter votre affaire, ou si vous en gérez une, et que vous ne sortez pas forcémment d’une école de commerce. Vous y trouverez des notions qui peuvent sembler complexes, abordées de manière très simple. Bonne lecture !

PS : ça n’est pas un billet sponsorisé et je ne touche pas de com’ sur les ventes de cet ouvrage ;-)

StratégieTout entrepreneur qui se respecte a forcement été confronté un jour à la délicate étape du business plan. C’est un passage obligé pour poser la stratégie d’une entreprise et la communiquer à un public varié : banquiers, investisseurs, partenaires, collaborateurs, etc. La rédaction d’un business plan est essentielle dans la vie de l’entreprise, mais elle est bien souvent négligée par les très petites entreprises, dont les créateurs sont souvent (et je les comprends) bien plus occupés à gérer le quotidien.

Les conséquences de cette absence de fil conducteur peuvent être nombreuses, mais j’en vois 3 principales :

  • La difficulté à faire des choix pertinents : si vous ne connaissez pas votre destination, difficile de choisir la route que vous allez prendre !
  • Une démotivation des équipes : la plupart d’entre nous fonctionnons à l’objectif et au challenge. Du moins c’est souvent vrai, et chez les gens passionnés par le web ça l’est encore plus. Sans vision à long terme et sans un challenge excitant, la routine s’installe et la démotivation peut apparaitre.
  • Une dispersion des énergies : sans une ligne directrice, le risque de s’éparpiller et de disperser les ressources de l’entreprise est très grand. Et quand on s’éparpille, ça coute souvent de l’argent !

Après deux ans d’existence de ma société, je me suis aperçu que je n’avais jamais réellement pris le temps de poser ma stratégie par écrit. Au fil des mois et des années, les clients sont arrivés, les collaborateurs aussi, et nous avons livré des projets sans forcement que je me pose trop de questions (enfin c’est relatif quand même ;-). Il a fallu que nous arrivions à une « taille critique d’entreprise » où fonctionner sans fil conducteur et sans vision stratégique n’est plus possible pour que je m’en rende réellement compte. En effet, quand 12 personnes travaillent ensemble et que des choix importants sont à faire, sans un business plan qui récapitule la vision à long terme de l’entreprise cela devient compliquer d’avancer efficacement !

Même si j’ai évidemment (et heureusement) une idée de ce que je souhaite pour l’avenir de mon entreprise, le moment est venu pour moi de la mettre clairement par écrit et d’une manière structurée. Je dois dire que ce nouveau challenge m’enthousiasme particulièrement, d’autant que mener ce type de réflexion me passionne !

Je vais donc, dans les jours et les semaines à venir, travailler à la clarification et à la rédaction de cette vision d’entreprise. Je m’efforcerai de vous partager sur ce blog mes trouvailles, mes réflexions et mes conseils sur la rédaction d’un business plan. J’espère que cela pourra être utile à d’autres entrepreneurs, et que des discussions intéressantes pourront naître à travers les commentaires ou par email.

C’est parti !

Enfin un billet sur la création d’entreprise, thème que j’ai un peu mis de côté ces derniers temps. Je vous propose de découvrir l’interview de Virgile Rault, fondateur de Train d’union, un réseau social pour les usagers du train. Son site permet aux voyageurs de rencontrer d’autres personnes qui sont dans le même train. Je trouve le concept vraiment sympa, et je ne manquerai pas de faire le test lors de mon prochain voyage !

Dans son interview à Entreprise-facile, il partage son expérience d’entrepreneur, en voici quelques morceaux choisis :

Je pense que la création d’une entreprise est avant tout une affaire de concours de circonstances. Avoir un concept, aussi révolutionnaire soit-il, est loin de suffire pour se lancer.

… une idée ne vaut rien sans son exécution.

Sur internet il est à mon avis aujourd’hui plus porteur d’avoir comme client des entreprises, que des particuliers, exception faite du e-commerce.

« Jetez les à l’eau, ils apprendront à nager »

Le portrait type de l’entrepreneur est avant tout curieux, optimiste, visionnaire, n’ayant pas peur des journées sans lendemain, ayant le goût du risque, l’envie d’améliorer les choses, d’être tenace et enfin il doit s’attendre à des hauts et des bas dignes des montagnes russes.

Bref, beaucoup de points sur lesquels je le rejoins ;-) N’hésitez pas à prendre un peu de temps pour visiter son blog !

Pour tous ceux qui s’intéressent un peu à la finance, aux start-up et à la levée de fond; je viens de tomber sur une interview vidéo de Guillaume Lautour, Partner chez AGF Private Equity. Il explique son métier de Venture Capitalist, ce qui peut être très utile pour les entrepreneurs qui cherchent à aborder ce type de partenaires financiers. La société pour laquelle il travaille est intervenu pour le financement de start-up comme Travelprice, Meetic, Telemarket, Viadeo ou encore Criteo.

Voici en vrac et en résumé ce que j’en ai retenu, c’est donc très subjectif :

  • Un VC recherche à tripler (au minimum) sa mise de départ.
  • Un fond d’investissement intervient dans 15 à 20 projets, alors qu’un Business Angel est entre 2 et 5 projets.
  • En France, les charges sociales sur la R&D sont de 15% au lieu de 40% : là faut que je me renseigne, parce que je n’en ai jamais entendu parler ! Si vous avez des pistes, je suis preneur ;-)
  • L’intervention d’un VC dans la vie d’une entreprise a souvent un impact direct sur sa structure : d’une société de 3-4 copains, on passe à quelque chose de plus formel, plus institutionnel (conseil d’administration, reporting, etc).
  • Un VC apporte son expérience et son accompagnement à l’entrepreneur. Il lui met aussi à disposition son carnet d’adresses. Il permet également d’épauler le chef d’entreprise dans la prise de décision, souvent seul pour répondre à bon nombre de questions.

Je vous conseille de prendre le temps de regarder la vidéo. N’hésitez pas à zapper le 1er tiers de l’émission, qui ne concerne pas directement l’interview…