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Voici la liste des billets pour votre recherche. Si vous ne trouvez pas ce que vous recherchez, vous pouvez essayer avec des mots-clés différents.

frenchtechalsace

Ce soir se tenait la soirée de lancement de la FrenchTechAlsace. Plus précisément, deux soirées avaient lieu simultanément à Strasbourg et à Mulhouse, les deux villes ayant décidé de porter une candidature commune.

La FrenchTech est une belle initiative et j’étais heureux d’y participer. J’y vois un moyen de mettre en avant le secteur du numérique en France et c’est une bonne nouvelle.

Mais j’ai assisté à la soirée de Strasbourg et il y a une chose qui m’a profondément choqué et énervé…

Le programme de la soirée était de laisser la parole aux politiques et à quelques entreprises de la région. En deuxième partie de soirée, une présentation de startup était prévue, avec des pitchs d’une à cinq minutes.

En première partie, on a surtout entendu de beaux discours de nos élus, supportant l’initiative de la FrenchTech et se disant « à la recherche des pépites du numérique ». Voilà qui fait plaisir à entendre !

La devise de la FrenchTechAlsace y a également été présentée : « Ready to go ».

Visiblement, les politiques présents ce soir se sont empressés de l’appliquer…

Quand les démos des startups ont démarré (un peu tard, il est vrai), plus aucun politique n’était là pour écouter et découvrir les (supers) projets qui étaient présentés : EduCloud, GoyaPhone, JeGereMonBiz, Jweel et Wizznet.

Pourtant, nos élus, tout le monde les a (longuement) écouté. Pourtant, ils ont déclaré « vouloir soutenir les entreprises du numérique ». Quel dommage de ne pas joindre les paroles aux actes.

La valeur ajoutée de cette soirée était dans la présentation des startups, celles de jeunes entrepreneurs qui mouillent le maillot pour monter des boîtes. La vraie vie des startups, pas la théorie politique !

Messieurs les élus, écouter les startups présentes aurait été la moindre des choses.

C’est une question de respect et de cohérence.

ltje

Il y a quelques jours, j’ai découvert le prix du Jeune Entrepreneur organisé par La Tribune et j’ai décidé d’y participer dans la catégorie « Green Business ». Vos votes me seront utiles pour aller à l’étape suivante !

L’objectif de ce prix est de mettre en lumière de jeunes entrepreneurs et quand j’ai vu qu’il y avait une catégorie « green business », je me suis dit que je devais tenter ma chance !

Ce prix me permettrait de bénéficier d’une belle exposition médiatique que j’aimerai rediriger vers les deux projets principaux de SAABRE : ChargeMap et Automobile Propre.

Alors si vous pouviez voter pour moi, ce serait très sympa !

Pour voter, rendez-vous icihttp://pltje.latribune.fr/candidat/nussbaumer-yoann-saabre/

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Le business-angel en série Marc Simoncini a annoncé sur Twitter qu’il s’engageait à financer 25 projets d’entreprise ou associatifs à hauteur de 25 000 €. La condition est que l’équipe doit être composée de jeunes de moins de 25 ans.

 

Les candidats ont jusqu’au 25 mai 2013 pour faire acte de candidature en envoyant leurs projets à l’adresse email 25projets@gmail.com. Ils doivent envoyer la description de leur projet ainsi qu’un cv des fondateurs et de l’équipe.

Voilà une belle initiative pour soutenir l’entreprenariat chez les jeunes ! Je voulais la mettre en avant car je crois qu’il est important de parler des nouvelles positives, on nous assomme déjà tellement avec « la crise »…

Alors amis entrepreneurs de moins de 25 ans, vous savez ce qui vous reste à faire !

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Lorsque j’ai déposé le bilan de ma première entreprise, j’ai découvert une abomination administrative : la cotation 040 du dirigeant à la banque de France. Voici quelques explications sur ce formidable outil à décourager les entrepreneurs.

En France, malheureusement, on a souvent plus vite fait de pointer du doigt les échecs des entrepreneurs que de les aider à repartir. La cote 040 en est l’exemple parfait.

La cotation 040 du chef d’entreprise à la banque de France est automatique dès lors qu’il dépose le bilan pour une de ses entreprises. Cette “note” est consultable publiquement et elle sert d’indicateur aux banques lors de l’ouverture d’un compte bancaire ou l’octroi d’un prêt au dirigeant ou à une de ses entreprises.

Concrètement, la signification de la cote 040 est la suivante : “Les informations recueillies par la Banque de France sur le dirigeant ou l’entrepreneur individuel appellent une attention particulière“.

Cette cote 040 est affectée au chef d’entreprise durant une période de 2 ans (contre 3 ans en 2009) après le dépôt de bilan. Ensuite, il repasse sur une côte “normale” (cote 000).

Voici le courrier qui est envoyé en recommandé pour notifier de cette note, quelques jours après le dépôt de bilan :

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Dans la théorie, le dirigeant qui se voit attribuer cette note doit pouvoir ouvrir un compte ou demander un prêt dans une banque. Dans la pratique, il ne peut plus ouvrir un nouveau compte bancaire ou demander un crédit. Les banques ont rentré cette note dans leur algorithme de caclul du risque et celui-ci répond “non” à toutes les demandes.

J’en ai fait l’expérience avec 3 banques différentes dans lesquelles j’ai voulu ouvrir un compte professionnel ou personnel après mon dépôt de bilan. Toutes ont refusé. La seule banque qui a accepté de m’ouvrir un compte pro (indispensable pour redémarrer une activité au plus vite, il n’y a pas de prestations de chômage pour un entrepreneur) a été ma banque historique, dans laquelle j’avais les comptes de mon entreprise lorsque j’ai déposé le bilan. D’ailleurs, la relation de confiance que nous avons aujourd’hui en est d’autant plus forte.

Le fait de se voir refuser l’accès aux banques de cette manière est d’autant plus dur que cela donne l’impression d’être “un escroc” à qui il ne faut surtout pas prêter d’argent. Pourtant, dans la majorité des cas – et dans le mien – l’entrepreneur n’a pas commis de faute de gestion. Simplement, la sanction est automatique.

Alors que la France voit son taux de chômage augmenter et sa compétitivité remise en cause, ne vaudrait-il pas mieux encourager les chefs d’entreprise, ces professionnels de la création d’emploi, plutôt que de leur mettre des bâtons dans les roues de cette façon ? Ne croyez-vous pas qu’un entrepreneur qui a déposé le bilan sera beaucoup plus efficace dans la prochaine entreprise qu’il va créer ? Dans d’autres pays en tout cas, les pouvoirs en place semblent l’avoir compris. J’espère que nous verrons la même prise de conscience dans notre pays.

Pour ma part, je suis content d’être sorti de cette période durant laquelle j’ai été marqué au fer rouge. Cette cotation et les conséquences qui en découlent ont fortement entamé mon envie de recréer une entreprise mais je suis content d’avoir pu passer outre. Je n’ose pas imaginer le nombre de créateurs d’entreprises que cela a découragé…

Je vous laisse avec le témoignage d’un autre entrepreneur, Nicolas Doucerain, l’auteur de l’excellent livre “ Ma petite entreprise a connu la crise ”, au sujet de cette cote 040 qui plombe les entrepreneurs :

patrons

La souffrance des chefs d’entreprise est un sujet dont on ne parle que très peu, pourtant elle est plus répandue qu’on ne le pense.

Voilà un reportage de France 2 qui parlera certainement aux entrepreneurs qui sont passés par des phases difficiles. Il a le mérite de mettre des mots sur la souffrance des chefs d’entreprise.

D’ailleurs, la réflexion « pas le temps pour être malade », je la connais bien…

Mon expérience m’a apprise que dans les moments difficiles de l’entrepreneur, il est indispensable d’en parler autour de soi avec des personnes de confiance et surtout, de ne pas hésiter à demander de l’aide. Ça semble évident, et pourtant c’est loin d’être simple à mettre en pratique dans ces moments-là.

Avec ce billet, j’en profite pour encourager certains proches entrepreneurs pour qui c’est particulièrement difficile en ce moment… Tenez bon !