En lisant dans le dernier numéro de Management (novembre 2006) un article sur le charismatique patron de Neuf, Jacques Veryrat, j’ai trouvé très intéressant de voir l’importance que peut prendre le mentorat dans la vie d’un grand dirigeant. Robert Louis-Dreyfus semble avoir joué un rôle de conseiller qui a dû être primordial dans la vie de Veyrat et dans sa façon de gérer les affaires …
Le concept de mentorat, sûrement plus commun aux anglo-saxons qu’aux français, me tient particulièrement à coeur puisqu’il est à la base de mon statut d’entrepreneur. Sans l’aide de personnes de confiance qui ont su me faire bénéficier de leur expérience et de leur disponibilité pour m’aider à progresser dans des domaines précis, ma situation professionnelle serait aujourd’hui certainement très différente.
Le concept de mentorat peut se définir de la façon suivante (d’après Mentoratquebec.com) :
Le mentorat est une relation interpersonnelle de soutien, d’échanges et d’apprentissage, dans laquelle une personne d’expérience investit sa sagesse acquise et son expertise afin de favoriser le développement d’une autre personne qui a des compétences à acquérir et des objectifs professionnels à atteindre.
La relation de mentorat est très intéressante car elle enrichit les deux parties. Le mentoré, apprend et progresse très vite en profitant de l’expérience du mentor, en évitant un certain nombre de pièges grâce à cela. Il a certainement plus d’assurance puisqu’il est accompagné par une personne dont il a confiance (une des clé du mentorat). Le mentor quand à lui, peut faire fructifier son savoir-faire en le transmettant et en aidant l’autre. Il en retire certainement de la satisfaction, notamment quand le mentoré progresse et avance dans son projet.
Si le mentorat est en général une relation gagnant-gagnant, il existe un certain nombre de points auxquels il convient de faire attention. Le mentor ne doit pas « écraser » le mentoré par sa connaissance et devenir un « gourou » aux yeux de celui-ci. La relation est saine quand elle est vécue comme un accompagnement qui permet l’épanouissement et surtout l’autonomie du mentoré. Il est donc important de faire attention de ne pas tomber dans l’assistanat, mais le mentor doit, au contraire, lui donner les clés qui lui permettront d’avancer seul par la suite.
Je crois qu’en France on gagnerait beaucoup à faire rentrer ce concept de mentorat dans les moeurs. Au delà de l’aspect transmission des savoirs, cela pourrait également permettre aux différentes générations de communiquer entre elles. Je pense notamment au nombre croissant de seniors qui pourraient certainement enrichir bien des jeunes gens …
N’hésitez pas à réagir à cet article et à faire part de votre expérience en tant que mentor / mentoré, le sujet m’intéresse beaucoup.
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4 commentaires pour ce billet
Sujet bien traité… plus facile à ennoncer qu’a réellement pratiquer mais ne dit-on pas vouloir c’est pouvoir. Alors bon courage.
J’aurais dans mon entourage très proche un patron d’entreprise possédant une certaine expérience et pourtant, l’esprit du mentorat que tu décris ici serait mission impossible.
Les gens en possession de pouvoirs peuvent avoir du mal à transmettre, de peur d’y voir une faille. Ou alors, assoiffé de reconnaissance, n’y verront que l’occasion d’avoir un disciple et donc de rentrer dans le schéma du gourou, à éviter comme tu le dis.
Bref, un concept gagnant mais dont l’homme n’est pas toujours capable, malheureusement.
La qualité principale d’un mentor est de ne rien attendre en retour (hormis peut-être la satisfaction d’avoir transmis).
Trop peu ont cette qualité à mon goût…
Nous sommes une entreprise lorraine et développons le mentorat en entreprise. Le transfert des connaissances est devenu une priorité pour 64 % des RH (alors qu’ils n’étaient que 30 % l’année dernière) et les seniors sont tout à fait disposés à transmettre leur connaissances dans l’entreprise afin d’y laisser une trace. Si cela vous interesse allez voir notre démo sur http://www.mentorat.fr
Vos retours sont les bienvenus.